PAR CHRISTINE BIERRE
La vie de Jacques Cheminade est celle d’un militant convaincu que les idées peuvent changer le monde à condition de mener un combat incessant pour les animer. Pour le décrire en un mot, il est à l’exact opposé des carriéristes hantant les générations Mitterrand ou Chirac, pour qui les idées sont un filon à exploiter pour réussir dans un monde balisé.
Né le 20 août 1941 à Buenos Aires, en Argentine, pays où il vivra jusqu’à l’âge de 17 ans, Jacques Cheminade est convaincu que ce statut de Français de l’étranger lui a permis de se forger une idée plus haute de la France tout en lui inspirant une plus grande exigence vis-à-vis de ses compatriotes.
Sa famille, d’origine auvergnate, s’était installée en Argentine au début du siècle, comme beaucoup d’émigrants de cette époque, pour échapper à un monde difficile pour les fils et les filles de familles modestes. Travaillant dans le domaine économique, son père lui transmet l’esprit pionnier caractéristique des Français partis à la recherche du grand large. Sa mère, institutrice et, fait rare pour cette époque, universitaire, lui inculque l’amour des livres et de la République.
En Argentine, il étudie au Collège français de Buenos Aires. L’enseignement dispensé à la fois en français et en espagnol lui donne ces points de repères culturels plus vastes absolument nécessaires pour connaître véritablement sa propre culture, pour se connaître soi-même. Un professeur particulièrement original, amie de Shakespeare, de Keats et de Coleridge, l’initie en même temps au meilleur de la culture anglaise. En 1958, il obtient son baccalauréat.
Avant que Cheminade ne quitte l’Argentine en 1959, ce pays vivait peut-être son dernier moment d’espoir, entre la chute du péronisme et l’arrivée des « gorilles » au pouvoir.
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| Arturo Frondizi |
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Cheminade s’intéresse alors aux idées du président Frondizi, ami de John Kennedy, qui, bien plus tard, soutiendra les efforts de l’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche dans sa lutte pour un nouvel ordre économique international plus juste. Il y a dans l’Argentine de cette époque, et notamment au Collège français de Buenos Aires, un mélange d’hommes et de femmes d’origines très différentes, un débat permanent sur l’avenir, un milieu intellectuel excluant par nature toute forme de racisme ou de xénophobie. De cette génération, beaucoup partiront plus tard pour l’Europe, les Etats-Unis ou les pays de l’Est.
Le fait d’avoir vécu dans un grand pays du Sud où tout était à construire a contribué à faire de Cheminade un infatigable défenseur du progrès scientifique et technologique, à l’opposé de beaucoup de ceux de sa génération en France qui ont sombré plus tard dans le camp du pessimisme anti-technologique, du malthusianisme et de l’écologie.
En 1959, Jacques Cheminade arrive en France. Il est très choqué du climat créé par la guerre d’Algérie. L’idée qu’il s’est faite de la France ne correspond pas du tout à celle d’un pays se comportant comme une brutale puissance coloniale. Rapidement, il arrive à la conclusion que la France, sauf à se dévoyer elle-même, ne pourra pas garder ses possessions d’outre-mer contre la volonté de la majorité des peuples colonisés. Au nom d’une conception plus haute de la France, il milite alors pour l’indépendance de l’Algérie, certain qu’il ne peut y avoir d’autre voie.
1959 est aussi l’année de son entrée à HEC, alors en pleine mutation vers les méthodes anglo-américaines prétendument « modernes ». C’est le moment où l’on passe d’un enseignement dont le centre d’intérêt est l’économie physique (Jacques Cheminade avait pu, par exemple, participer aux discussions sur le Canal Rhin-Rhône) à un enseignement importé de Harvard, s’orientant de plus en plus vers la « recherche opérationnelle » et surtout vers les aberrations de la psychologie et la sociologie d’entreprise.
Cheminade obtient son diplôme d’HEC en 1963 et sa licence de droit en 1965. Sous les années du gaullisme, il soutient la politique d’indépendance nationale, applaudit à la rupture avec l’OTAN, mais décèle la faille dans une politique d’éducation qui « s’américanise » et ne répond pas aux défis de l’époque et à l’ouverture de l’enseignement secondaire et supérieur au plus grand nombre. L’entrée à l’ENA aura lieu en 1967, sans passer par « Sciences Po », Cheminade étant particulièrement critique du climat d’écurie qui règne dans cette maison.
Auparavant, entre 1966 et 1967, il fait son service militaire dans la Coopération à Tegucigalpa (Honduras). Cette expérience lui permet d’examiner de près ce qu’est un système « latifundiste » et les pratiques courantes par lesquelles l’oligarchie anglo-américaine impose son pouvoir à ce type de pays. Il peut ainsi constater de ses propres yeux comment les responsables du département d’Etat américain, du Pentagone et de la CIA manipulent les principales factions politiques du pays et plus généralement, par quelles tactiques on influence l’opposition, en exploitant ses faiblesses, pour la conduire vers des impasses ou vers sa propre destruction. Enfin, son ambassadeur, qui en avait été victime, lui révèle le fonctionnement et le vécu du système concentrationnaire des camps nazis, confirmant ce qu’un dirigeant de la Résistance, ami de ses parents, lui avait confié sur le même sujet et avec une même brutale pudeur. C’est à partir de là - expérience du néocolonialisme et horreur de l’univers concentrationnaire - que Cheminade s’interrogera sur les flétrissures du XXè siècle et, progressivement, s’engagera dans le combat pour changer les axiomes de base qui en ont été à l’origine.
En 1967, Cheminade entre à l’ENA, dans la promotion Jean Jaurès, et constate rapidement que cette institution apparemment « ardente, dominatrice et fière d’elle-même » est, en fait, un géant aux pieds d’argile et parfois même à la conscience d’argile. En mai 1968, il est à l’ENA. C’est alors que se dessine un tournant pour cette institution qui, née de l’impulsion de la Résistance et inspirée par un colbertisme éclairé, se transforme peu à peu en une bureaucratie de plus en plus complaisante vis-à-vis du libéralisme financier.
Mai 68 : Cheminade a de la sympathie pour l’exigence de justice du mouvement. Il méprise les institutions dont toute la faiblesse se dévoile, mais très vite il constate trois choses : 1) les groupes ou groupuscules organisés - maoïstes, trotskistes et autres - se fondent sur un caporalisme manipulateur et n’offrent aucune perspective ; 2) les partis de gauche officiels sont complètement dépassés par les événements et beaucoup se trouvent sous influence atlantiste, 3) la masse du mouvement dérive vers un apolitisme anti-autoritaire et vers la libération tous azimuts des moeurs. Il lui apparaît alors clairement que l’idée de liberté défendue par le mouvement s’affirme contre celle de responsabilité. Or, déjà à cette époque, pour Cheminade, l’idée de responsabilité doit au contraire précéder celle de liberté, une conception que des écrits aussi différents que ceux de Leibniz, de LaRouche ou de Levinas vont par la suite enrichir et approfondir.
Entre 1969 et 1972, Cheminade entre dans l’Administration, où il sera chargé des négociations d’adhésion et d’association à la Communauté européenne, auprès de la Direction des relations économiques extérieures du ministère de l’Economie et des Finances, à Paris. C’est l’époque de l’adhésion de la Grande-Bretagne. Pour Cheminade, il ne fait pas l’ombre d’un doute que pour des raisons économiques, financières et idéologiques, l’entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté sera un désastre. Il s’y oppose dans la limite de ses moyens. Ce travail, qui implique de fréquents aller-retour Paris-Bruxelles, lui donne un premier aperçu du carriérisme de cette bureaucratie gestionnaire communautaire, qui vient s’ajouter à celle des Etats membres.
De nombreuses discussions avec des fonctionnaires qui ont été en poste dans les pays de l’Est lui confirment la réalité du Goulag et lui font découvrir les failles qui provoqueront plus tard la chute du système communiste.
En 1972, il est nommé au poste de l’expansion économique à New York. C’est là, en suivant le fonctionnement de Wall Street, en voyant se mettre en place un système qui créait de plus en plus d’argent sans contrepartie productive, que ses convictions anti-monétaristes déjà présentes se renforcent. Le monde qui se met en place après le découplage or/dollar du 15 août 1971 lui apparaît d’emblée comme une jungle livrée à la loi du plus fort et à la spéculation.
Deux espérances déçues de cette époque l’amènent à s’interroger sur une évolution de l’histoire à laquelle les conceptions alors dominantes n’apportent pas de réponse. La fin de la guerre du Vietnam n’a pas donné lieu à une paix fondée sur la réintégration et le développement économique du Nord et du Sud, comme il l’aurait souhaité. Au contraire, on a opté pour une unification par le bas. Le rôle de la géopolitique dominatrice d’Henri Kissinger et de Zbigniew Brzezinsky lui apparaît alors clairement. La chute du régime d’Allende au Chili le bouleverse sans le surprendre. En effet, outre son incompétence économique, celui-ci a totalement sous-estimé les moyens qu’Henri Kissinger et ses parrains allaient déployer, là aussi, pour anéantir tout espoir de changement.
Dans les deux cas, Cheminade comprend, faits en main, que l’oligarchie anglo-américaine détruira désormais systématiquement tout Etat exprimant une volonté d’indépendance nationale. Il se félicite aujourd’hui des poursuites menées par le juge Le Loire contre Kissinger, l’homme qui a représenté, durant de longues années, le symbole du crime organisé à l’échelle internationale.
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| Lyndon H. LaRouche |
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C’est dans ce contexte que Cheminade s’intéresse aux idées de Lyndon LaRouche dont il rencontre les amis pour la première fois à New York en 1974. Auparavant, aucun parti, aucune organisation existante - ce ne fut pas faute de chercher - n’avait répondu à son attente. Celle-ci, bien qu’elle lui paraisse imparfaite, comme toute création humaine, lui semble unique en son temps sur un point fondamental : son attachement aux idées, par delà toute instrumentalisation de l’homme ou arrangement confortable. Très vite, le futur homme politique français se passionne pour les conceptions historiques et l’analyse de ces « patriotes et citoyens du monde », qui prévoient déjà une crise de grande ampleur si la tendance à la financiarisation de l’économie devait se poursuivre au détriment de l’économie physique. Il est particulièrement intéressé par le fait qu’ils mettent au centre de leur aventure la nécessité de former le caractère de chaque être humain et l’étude des moments de la culture universelle qui contribuent à cette formation du caractère. Pour Jacques Cheminade, ces préoccupations vont dans le même sens que celles vécues dans l’agitation adolescente du Collège français de Buenos Aires et exprimées par Jean Jaurès avant l’abomination de la Grande Guerre. Il y identifie le fil perdu de la politique française. En y réfléchissant, il se dit alors que renouer ce fil est une tâche urgente, peut-être la plus urgente, car la politique ne peut être réduite à des formules, des recettes ou des slogans, mais doit changer la manière d’être et de penser des hommes en leur ouvrant un horizon. Aussi, à partir de ces rencontres, son engagement politique s’affirme progressivement. Il contribuera lui-même par la suite à une série d’études historiques révélant des pans entiers de l’histoire des Etats-Unis, de l’Europe et de la France qui n’apparaissent pas dans les études des auteurs accrédités par les nomenklaturas.
Une relecture critique de Marx le convainc en particulier que l’erreur de celui-ci est de s’être fondé sur les mêmes présuppositions que celles de l’école anglaise de philosophie et d’économie politique, sans comprendre que la capacité de découverte humaine - art, science et technologie - est nécessairement le moteur et l’âme de toute politique d’amélioration sociale.
Au contact des idées de LaRouche, Cheminade s’intéresse tout particulièrement aux courants philosophiques qui ont précédé et suivi les années de la Révolution française, et notamment au courant Leibnizien, bien plus fécond que celui des Lumières, référence obligée des uns et des autres. L’étude de Leibniz et de Nicolas de Cues lui fait découvrir le courant qui fonda la grande Renaissance européenne du XVème siècle et inspira la découverte de l’Amérique. Retour aux sources, retour aux questions qu’il se posait adolescent…
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Friedrich Schiller,
poète de la liberté |
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Au coeur de cette philosophie se trouve l’idée que ce qui distingue absolument l’homme de l’animal est sa capacité de créer, de découvrir, de concevoir des hypothèses. Pour donner une allonge à son engagement dans le siècle, Cheminade relit Platon, retrouvant dans ses contemporains les habitants de la caverne, fascinés par les ombres de la réalité mais dépourvus des moyens d’en connaître l’origine. Les Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, du grand poète républicain allemand Friedrich Schiller, l’encouragent dans son idée de créer un espace politique visant à améliorer le caractère de chacun en respectant la capacité individuelle souveraine de savoir et d’appliquer son savoir. Bref, son objectif est de tenter de refonder la politique comme dialogue socratique.
De ce courant de pensée naît l’idée d’Etat-nation souverain, qui défend le « bien commun » face à des intérêts prédateurs et qui doit tout faire pour que chaque être humain puisse disposer des conditions matérielles et intellectuelles lui permettant de contribuer au progrès de son espèce.
Ces conceptions amènent tout naturellement Jacques Cheminade à se plonger dans les Six livres de la République de Jean Bodin et dans les écrits de Sully, Montchrestien, Vauban et Colbert. Il s’intéresse aux fondateurs de Polytechnique, Lazare Carnot et Gaspard Monge, dans leur tentative de donner pour assise à la République une politique d’instruction publique et d’éducation mutuelle. Jacques Cheminade, avec ses collaborateurs en France, a d’ailleurs contribué à de nombreuses études sur ces questions, actuellement diffusées par les amis de Lyndon LaRouche à l’échelle internationale.
Début 1981, Jacques Cheminade quitte ses fonctions à l’Administration, convaincu que ce n’est pas de l’intérieur qu’on pourra réformer un système de plus en plus libéral et qu’aucun politique ne semble vouloir mettre en cause. Ainsi, entre 1981 et 1991, il deviendra président de l’Institut Schiller, une association internationale fondée par Helga Zepp-LaRouche, épouse de Lyndon LaRouche.
Sa connaissance de Friedrich Schiller lui fournira des arguments pour conduire une polémique infatigable contre le chauvinisme nationaliste et le totalitarisme supranational. Pour lui, le meilleur des patriotes est toujours un citoyen du monde car il n’y a pas d’opposition entre les deux concepts mais, au contraire, enrichissement mutuel.
Cheminade saisit l’occasion de piquer ses concitoyens - les inciter à devenir plus grands qu’eux-mêmes - en devenant éditorialiste à Nouvelle Solidarité, le bimensuel du Parti ouvrier européen dont il est secrétaire général. Il devient conseiller à la revue scientifique Fusion. Entre 1991 et 1994, il rédige Le Commentaire, une lettre d’information et d’analyse stratégique indépendante autour de laquelle s’organisent de nombreux petits déjeuners pour des décideurs politiques, chefs d’entreprise et responsables de services publics.
Entre 1981 et 1991, Jacques Cheminade est candidat à de nombreuses élections. En juin 1986, le Parti ouvrier européen présente aux élections législatives pas moins de deux cent cinquante candidats, dont de nombreux Français de confession musulmane et des agriculteurs menacés par le système de quotas de Bruxelles et la domination croissante de la logique financière dans ce secteur.
En 1995, Cheminade décide de se présenter à la présidence de la République. Encouragé par ses amis et par la réponse positive des maires - « grands électeurs » habilités à présenter un candidat - Jacques Cheminade sera le premier à déposer plus de cinq cent cinquante signatures auprès du Conseil constitutionnel. S’il ne s’attend pas à être reçu à bras ouverts par les « élites » en place, la virulence de l’attaque lancée alors contre lui le surprend néanmoins. Les médias, qui auraient dû couvrir sa candidature dès le dépôt des signatures, laissent d’abord s’écouler deux semaines avant de transmettre l’information. Aussitôt validées les signatures, une attaque tous azimuts est lancée par les médias nationaux afin de discréditer le candidat avant même que la population ait pu entendre son message. Les institutions officielles chargées de veiller au bon déroulement de la campagne présidentielle (Conseil supérieur de l’audiovisuel - CSA - et Commission nationale de contrôle de la campagne - CNCC) reconnaissent elles-mêmes que le temps de parole moyen accordé à Jacques Cheminade sur les chaînes de télévision a été de 45 minutes, contre 1h25 en moyenne pour les autres candidats (CSA, communiqué du 24 avril 1995), et qu’à propos de certains programmes sur Cheminade, « le traitement équilibré de la présentation des candidats, de leurs commentaires et de leurs déclarations (…) n’y était pas pleinement respecté » (CNCC, le 20 avril 1995). Cependant, ces deux interventions arrivent trop tard (clôture de la campagne le 25 avril 1995).
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| Quelques exemples de la couverture de presse de la campagne de 1995 |
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Cette campagne de propagande culmine, quatre mois après l’élection, par une décision du Conseil constitutionnel rejetant les comptes de campagne de Cheminade. Prise sous la présidence de Roland Dumas et utilisant des prétextes cachant mal des motivations d’ordre politique, elle a pour conséquence de plonger le candidat du plus petit parti et dont les dépenses ont été de très loin les plus faibles, dans une situation de quasi-faillite personnelle (saisie des biens, hypothèque prise par l’Etat sur son appartement). Décision d’autant plus choquante que d’autres candidats, eux, voient leurs comptes agréés alors que leurs dépenses ont en réalité dépassé - et de beaucoup - les plafonds autorisés et que l’argent noir de la République a, de notoriété publique, animé leur campagne.
Malgré ces attaques, beaucoup de ceux qui ont lu alors la profession de foi de Jacques Cheminade ou qui ont vu ses programmes télévisés, se souviennent encore de celui qui, déjà à cette époque, polémiquait contre tous les hommes politiques annonçant des projets de gouvernement ne tenant aucun compte de la crise économique et financière à venir. Ce sont des gens qui font des plans sur le pont du Titanic, ironisait-il alors avec quelque clairvoyance.
Aujourd’hui, alors que cette crise qu’il avait annoncée se déclenche et qu’aveugles, les dirigeants en place continuent à la minimiser, Cheminade s’efforce, par sa candidature, de poser la question fondamentale en orientant le débat vers des solutions. Son ambition est de mettre fin au déni de réalité qui caractérise la politique française depuis près de trente ans.