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"N’importe quoi peut arriver"
Candidat surprise à l’élection présidentielle de 1995, Jacques Cheminade est à nouveau en piste pour 2007.
Pourquoi commencer votre campagne aussi tôt ? Jacques Cheminade : "Les autres fois, nous l’avons débutée trop tard, notamment en 2002. En 1995, nous avions fait une opération commando et créé la surprise. Tout ce qui s’est passé depuis amène une curiosité pour quelque chose de nouveau. On voulait commencer tôt pour que les idées soient connues et les gens y réfléchissent. Parler de la crise financière internationale n’est pas facile. Ce qui se passe dans le monde est important surtout quand l’affaire Clearstream l’éclaire. Nous ne parlons pas de Sarkozy ou Villepin, mais des mécanismes monétaires internationaux."
Qui sont les élus qui vous parrainent ? "Il y a un coeur qui a signé en 1995 et en 2002. Un petit coeur mais qui rayonne vers d’autres maires. Et puis, il y a ceux qui s’intéressent aux liens entre ce qui leur arrive sur le terrain et ce qui arrive dans le monde. Telle ou telle politique d’austérité, à leur niveau, a pour équivalent un système financier et monétaire détournant l’argent du travail, de la production industrielle et qui l’envoie vers toutes sortes de montages financiers."
Quel est l’objectif dans cette présidentielle ? "Il s’agit de mettre en avant mes idées, sur la nécessité d’un nouveau Bretton-Woods, du pont terrestre eurasiatique, le retour à une banque nationale unique, à l’encouragement aux petites et moyennes entreprises. Je ne vise pas le deuxième tour de l’élection présidentielle, mais n’importe quoi peut arriver. La crise financière et monétaire en préparation peut créer une situation à l’américaine, où on a vu surgir des candidats comme Morales en Bolivie, Chavez au Vénézuela ou même Bachelet au Chili. Personne n’aurait parié un sou sur eux il y a dix ans."
Propos recueilli par J.B. Paru


