XIX - Immigration, co-développement, Afrique :
Rompre avec l’inadmissible



















XXI - Fiscalité

 


























 


























 

























QUESTIONS FONDAMENTALES,
MAIS CONSECUTIVES AU CHOIX FAIT
CONTRE LA MONDIALISATION FINANCIERE

 
 

Mon projet vise à lever les peurs et le catastrophisme, répandus pour jeter le doute sur les capacités créatrices de l’être humain.

A) POUR UNE ÉCOLOGIE HUMAINE

Il y a deux visions de l’écologie. La première est malthusienne, anti-populationniste et promeut la notion de capacité de charge limitée imposée par les lois intangibles de la nature. La seconde, que j’adopte, établit que les « lois intangibles » ne sont que des contraintes momentanées, qui peuvent être dépassées dans un processus de développement harmonieux.

L’homme n’est pas un fléau destructeur de ressources, mais un créateur dont la capacité cognitive lui permet de changer volontairement les données biologiques de sa capacité de peuplement ; c’est ce qui le distingue fondamentalement de toute autre espèce vivante.

Ainsi, la question écologique légitime - quel monde allons-nous laisser aux générations futures  ? — ne peut être résolue en revenant à des technologies passées, mais en rebâtissant son milieu de vie par son travail et sa pensée, le transformant de plus en plus par rapport au passé.

Cette action transformatrice, seule garantie d’un avenir permettant d’accroître la capacité d’accueil du monde par un développement harmonieux des ressources avec des machines à densité de flux d’énergie toujours plus élevée, est la base de mon projet. Le « déchet » en tant que tel (cf. l’économie isotopique fondée sur la transmutation) n’est pas quelque chose de fixe qu’on doit éliminer, mais peut devenir une ressource.

  
"Je suis favorable au développement du nucléaire comme une physique engendrant des modes d’action sur la nature de moins en moins polluants et de plus en plus sûrs"
 

De mon point de vue, celui qui a caractérisé l’histoire humaine depuis ses origines et qui a permis de passer d’une capacité de peuplement de quelques millions d’hommes au mieux à plusieurs milliards, je suis favorable au développement du nucléaire, non comme une somme de procédés fixes, mais comme une physique engendrant des modes d’action sur la nature de moins en moins polluants et de plus en plus sûrs. Sans l’apport de l’énergie nucléaire, la reprise de l’économie mondiale serait impossible. Sans l’apport de l’énergie nucléaire, le tiers monde serait condamné à la misère.

L’avenir du traitement des déchets est la « transmutation », qu’il faut développer le plus rapidement possible.

Le type de réacteurs à mobiliser (les plus « écologiques ») sont aujourd’hui ceux à haute température (HTR), à sécurité intrinsèque, et demain, la fusion thermonucléaire contrôlée.

Bien entendu, le problème de l’épuisement du charbon et du pétrole se pose dans les 50 prochaines années.

Il faut donc substituer au pétrole l’hydrogène comme carburant (à partir de l’eau), avec le nucléaire ou des procédés nouveaux. Les entreprises qui étudient ce type de moteur - BMW, Renault - doivent être systématiquement encouragées dans leurs recherches. Le pétrole ne doit pas être « brûlé », mais utilisé dans la pétrochimie.

Une politique de transports publics ambitieuse, urbains et interurbains, doit être adoptée : on ne peut plus tolérer les embouteillages sur les grands axes d’accès et les périphériques de toutes les grandes villes. En même temps, il faut adopter le ferroutage pour éviter l’encombrement des routes par les camions.

Certains changements de comportement, par petites touches, seront nécessaires : mieux isoler nos maisons (remplacement des chaudières à fioul avec le soutien d’aides fiscales), produire des voitures plus légères et moins rapides et plus économes, faire mieux avec nos appareils électroménagers et moins utiliser l’avion à tout va (remplacer les longs trajets par des vidéo-conférences).

Ainsi, une nouvelle forme de société émergera, tournée vers l’espace, le développement du tiers monde et le collectif, moins individualiste et visant l’unité dans la diversité.

Le « développement durable » ne peut en effet être défini par des bureaucrates ou des experts, anglo-américains ou pas. Il dépend étroitement des cultures et des besoins propres à chaque peuple : chaque peuple, chaque génération, chaque culture invente sa réponse dans un environnement toujours changeant. Elle le fait en s’appuyant sur son imagination et sa créativité.

C’est pourquoi, contrairement à ce que disent les écologistes malthusiens et Ségolène Royal, qui veut créer un Conseil mondial du développement durable, un gouvernement mondial au-dessus des nations ne serait pas une bonne solution pour l’environnement. Aujourd’hui, il ferait fatalement le jeu des intérêts financiers et de l’oligarchie financière qui contrôle la mondialisation. L’Etat-nation républicain basé sur la démocratie participative (cf. Exécutif-législatif-collectivités locales - XV) et incorporant certains formes d’autonomie régionale, reste la meilleure forme inventée par l’homme pour résoudre ses problèmes.

Ma conviction profonde est donc qu’il faut totalement changer de point de vue, en passant d’une écologie malthusienne à une écologie humaine, fondée sur l’idée de responsabilité vis-à-vis de l’homme et de la nature. Opposer l’un à l’autre, en bloquant les réalisations de la pensée humaine, n’aboutirait qu’à détruire les deux, en promouvant une entropie sans futur.

B) CONTRE L’OBSESSION DE L’ENDETTEMENT

La dette publique française atteindra 1150 milliards d’euros à la fin 2007, et avec les obligations de l’Etat (droits à la retraite des fonctionnaires, caisses de défaisance…), elle dépassera les 2500 milliards. Ce qui représente 42 000 euros par tête, soit deux années de revenu disponible.

Dans ces conditions, Nicolas Baverez et ses co-penseurs libéraux crient au déclin et au dépôt de bilan.

Ces propos pessimistes, qui font écho au pessimisme écologique sur l’évolution du climat, ne sont pas plus fondés. Vrais dans le cadre du système actuel, qui va de toutes façons contre le mur, ils deviennent faux suivant la logique de mon projet.

En effet, la politique internationale, eurasiatique et européenne que je préconise créera de la richesse en France, c’est-à-dire les moyens de payer.

De plus, notre dette est en grande partie franco-française, et non entre les mains d’entités étrangères.

Enfin, notre taux d’épargne reste d’environ 15 %, ce qui permet de voir venir, contrairement aux Etats-Unis où celui-ci est à peine au-dessus de zéro ou même négatif.

Le problème réel est aujourd’hui notre taux de croissance moyen figé à 1,5 % avec un chômage réel d’environ 4,5 millions de personnes. La solution est de remettre, par des investissements productifs d’équipement et de recherche à l’échelle européenne et eurasiatique, notre pays au travail et à la production, en rejetant l’économie de services - ou plutôt l’économie de bazar - qui sévit aujourd’hui, dans laquelle nous consommons des produits étrangers, c’est-à-dire le plus souvent en exploitant la main d’oeuvre asiatique.

Ce n’est pas la libéralisation du marché du travail et la réduction des prélèvements sur les entreprises et les individus qui permettront de retrouver une croissance forte, mais le retour à la priorité de l’investissement productif à long terme, au sein de marchés mondiaux organisés et non de marchés financiers promouvant la spéculation à court terme.

C) POUR UNE CULTURE DE LA VIE

Le projet que je préconise se fonde (cf. L’éducation, nouvelle frontière… - VII) sur l’accès à la culture des pouvoirs créateurs de l’homme pour tous.

C’est le nécessaire contre-poison face au pessimisme mondialiste, écologiste extrémiste et pseudo-scientifique, et face à toutes les grandes peurs induites. Art et science doivent, dans ce domaine, constituer les deux piliers d’un homme épousant en lui-même le sensible et l’intelligible.

C’est pourquoi je suis pour l’accès gratuit aux collections permanentes des grands musées, au sein desquels l’accueil doit permettre à tous de comprendre ce qui est en jeu. Les origines de l’oeuvre, la manière dont elle a été conçue et avec quel matériel, dans quel milieu de vie et pourquoi doivent être expliqués à tous les visiteurs, pour qu’ils les re-situent comme autant de jalons dans l’histoire humaine, particulièrement celle des 2500 à 3000 années de culture européenne, avec toutes ses influences extérieures. Des concerts de musique gratuits, avec une explication de l’intention du compositeur, doivent être partout promus : mieux vaut répartir des sommes plus modestes entre des centaines de troupes ou d’orchestres amateurs que de concentrer les dépenses, par exemple sur l’Opéra Bastille.

Bien entendu, les arts - chorale, arts plastiques, théâtre - doivent être développés à l’école. Cette pratique collective est une formidable incitation à la lecture.

D/ PRESSE, TÉLÉVISION :
RETROUVER L’ESPRIT DE SERVICE PUBLIC

A une culture de la vie doit correspondre une télévision et une presse éducatrices. Je me battrai pour que la grande presse nationale ne soit plus contrôlée par les grands intérêts financiers (Dassault, Lagardère, Bouygues, Arnault, Pinault…) et que la télévision publique retrouve son esprit de service public.

  
"L’objectif
d’Etats
généraux de la
presse écrite
sera une loi
de séparation
de l’Etat et
de la religion
médiatique
pour refonder
la république"
 

Des Etats généraux de la presse écrite doivent être organisés. Leur objectif sera d’aboutir à une loi de séparation de l’Etat et de la religion médiatique pour refonder la République, une loi qui serait aussi révolutionnaire que celle de 1905 sur la laïcité.

France-Télévisions devrait d’abord penser au service public et ne plus dépendre des budgets publicitaires, alors qu’aujourd’hui elle est obsédée par l’audience car son véritable client, c’est l’annonceur. La seule solution est de supprimer la publicité sur les chaînes publiques, en trouvant des sources de recettes nouvelles : taxation des transactions publicitaires des médias privés, en contrepartie de l’abandon de la publicité par les chaînes publiques, mise en place d’une redevance qualité ou attribution de revenus de la Loterie nationale, comme pour la BBC. A l’heure du numérique, on ne paierait plus pour la possession d’un téléviseur (concurrencé par internet) mais pour la mise à disposition d’une offre de contenus de service public, via les ondes hertziennes, le câble ou l’infrastructure téléphonique.

Les Français sont en réalité férus de politique. Une chaîne de référence à vocation généraliste, France 2, devrait en être le pilier, France 3 demeurant régionale, France 5 étant pédagogique, France 4 urbaine, France 24 d’information. Ainsi la télévision publique formerait un véritable groupe, visant à servir une culture citoyenne de la vie.

E) ECONOMIE SOLIDAIRE

« Tiers secteur », elle promeut la recherche du bien commun et constitue un pôle de résistance à l’individualisme marchand qui mine notre société. Son champ devrait pouvoir doubler en cinq à six ans, pour renforcer l’emploi, la cohésion sociale et la démocratie participative. Je soutiendrai trois initiatives :

- assurer la promotion de l’épargne salariale solidaire et améliorer sa réglementation ;

- faire exécuter, comme le permet la loi, une partie des marchés publics de l’Etat, des collectivités locales et des bailleurs sociaux par des entreprises solidaires ;

- faire consacrer 15 % du budget d’action économique des régions à l’économie sociale et solidaire.

F) LUTTE CONTRE LE SEXISME

La France est un des pays développés dans lequel les inégalités entre les hommes et les femmes sont les plus choquantes. Je défendrai trois initiatives :

- une loi-cadre contre les violences sexistes dans toutes leurs dimensions, s’inspirant de la loi espagnole mais allant au-delà : violence dans la famille et le couple, au travail, dans les lieux publics, prostitution… Les femmes victimes devront bénéficier d’un accès prioritaire aux logements sociaux. Il y a urgence, non pour alourdir les peines, mais pour protéger concrètement les femmes ;

- la lutte contre toute forme de publicité sexiste ;

- la lutte contre le sexisme de la fiche de paie. Trente-deux ans après la consécration du fameux principe d’« égalité de rémunération entre hommes et femmes pour les travaux de valeur égale », chez les ouvriers, l’écart au détriment des femmes se monte encore à 18 % et chez les cadres à 24 %. A diplôme égal et situation équivalente, la différence reste de 10 %.

Certes, les partenaires sociaux ont signé en grande pompe un accord rappelant chacun à ses devoirs, mais sans objectifs chiffrés ni sanctions. J’interviendrai pour qu’on les établisse.

En matière politique, l’état d’esprit créé par les différents éléments de mon projet permettra, mieux que des quotas, dont la pratique a en grande partie échoué, la présence des femmes dans tous les postes de responsabilité.

G) CONCLUSION

Ces questions fondamentales ne pourront être réglées avec un objectif de justice sociale et de respect de la dignité de chacun que si le verrou de la mondialisation financière se trouve levé. Relever ce défi général est la condition pour ouvrir le jeu.




















XIX - Immigration, co-développement, Afrique :
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