28 octobre 2005
Union économique et monétaire européenne
Ces Français qui ont ouvert l’Europe
aux financiers anglo-américains

 


























 


























 

























27 octobre 2004
Sarkozy 1er, Empereur des néo-cons

PAR KAREL VEREYCKEN
membre de Solidarité & Progrès, le mouvement de Jacques Cheminade

Le Canard enchaîné du 20 octobre 2004 nous explique que Nicolas Sarkozy - ce que le tout-Paris politique susurrait depuis plusieurs mois - envisage son accession à la présidence de l’UMP comme « un sacre ». Certes, aurait-il concédé en rigolant, les rois allaient se faire couronner à Reims « mais le sacre de Napoléon a eu lieu à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, soit deux cents ans presque jour pour jour avant le congrès de l’UMP… Je veux que ça y ressemble ! Que, dans leur inconscient, les Français m’associent à l’Empereur ».

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Ce mélange de faconde, de dérision, de mégalomanie et d’ignorance historique dont il fait constamment preuve l’a donc poussé à reconnaître l’image qu’il se fait du pouvoir : une dictature, une Cour, les patrons de la finance, une administration et un Parlement à la botte, avec des mesures liberticides à l’appui. En attendant, l’autre face du même - le Petit Chose ambitieux - se met à parler anglais, la version moderne de la langue impériale.

En visite à New York avec ses pompes, ses œuvres et sa sécurité exhibitionniste, il s’est déclaré « étranger à son propre pays » ;. Dans un anglais laborieux mais flagorneur, il s’est adressé aux étudiants de l’université de Columbia, le 4 octobre, et s’est livré à une déclaration d’amour à l’Amérique de George Bush : « Les Français aiment les Américains. Le rêve des familles françaises, c’est que les jeunes aillent travailler dans les universités américaines. Quand nous allons au cinéma, c’est pour voir des films américains. Quand nous ouvrons nos radios, c’est pour écouter la musique américaine. » Et de conclure : « Le monde vous admire, le monde vous respecte, call me Sarkozy ! » Jacques Chirac, au lieu d’accuser les Etats-Unis tout entiers de vouloir « généraliser une sous-culture dans le monde », aurait dû s’en prendre à celle de son ministre de l’Economie et des Américains qu’il admire.

Car on est l’empereur de qui on peut, mais Sarkozy 1er semble bien être celui des néo-conservateurs américains. Dis-moi qui tu vois et je te dirai qui tu es : venu pour la réunion d’automne du G7, il a été invité à déjeuner, le samedi 2 octobre à Washington, par le Hudson Institute, berceau des néo-conservateurs les plus ultras. Le dimanche 3 octobre, il a dîné à New York chez l’ancien ambassadeur américain en France et ex-banquier de Lazard Frères recyclé chez Rothschild, Felix Rohatyn, en compagnie du maire, Michael Bloomberg - le marais qui, au sein du Parti démocrate ou dans son pourtour, cherche à s’assurer qu’une éventuelle présidence de John Kerry reste arrimée - en plus rose - aux mêmes intérêts que George Bush.

Bref, Sarkozy a non seulement un arrière-goût balladurien, mais un avant-goût néo-conservateur, avec une dérive impériale avouée à l’appui.

C’est pourquoi arrêter cette dérive sera la priorité de notre combat. Avec un double espoir : celui que Kerry remporte les élections présidentielles américaines et que les amis de Nicolas 1er soient « zappés » (pour utiliser un mot de son vocabulaire) là-bas, et le fait que Sarkozy ait toujours été battu électoralement, que ce soit avec Balladur en 1995, avec sa liste aux élections européennes en 1999 ou en vedette américaine de son gouvernement aux régionales de cette année.

La vraie Amérique - celle d’Hamilton, Lincoln et Roosevelt, avec Kerry et LaRouche, pouvant alors rencontrer la vraie France - celle de de Gaulle, Jaurès et Carnot.






































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