17 mai 2006
Cheminade à Nancy :
Toute la couverture

Jacques Cheminade à tenu une réunion publique rassemblant une soixantaine de personnes à Nancy le mercredi 17 mai intitulée :

CRÉONS DE L’AVENIR

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MEDIAS

À l’occasion de son passage en Lorraine, Jacques Cheminade est passé dans les médias :

Interview sur Radio Jerico - Metz le 19 Mai :

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article dans le REPUBLICAIN LORRAIN du 18 mai 2006

article de l’EST REPUBLICAIN du 18 mai 2006

Vous pouvez lire ci-dessous l’article de Christine Bierre sur la venue de Jacques Cheminade en Lorraine, paru dans le journal Nouvelle Solidarité.

CHEMINADE, RETROUVAILLES AVEC LA LORRAINE

La récente tournée de Jacques Cheminade en Lorraine, en tant que candidat présidentiel, a été particulièrement réussie. Il s’agissait de véritables retrouvailles, car après avoir assuré une forte présence en Lorraine, au cours des difficiles années de restructuration de l’acier et des mines, son mouvement politique a dû labourer aussi d’autres terres de France. Certains n’ont pas oublié cependant les mobilisations menées en défense de la Centrale nucléaire de Cattenom, comme fer de lance d’un essor industriel, et les campagnes électorales successives sur le thème de " l’acier lorrain pour le tiers-monde " !

Pourtant, malgré toutes les tentatives d’éliminer le caractère industriel de cette région, à coups de parc à Schtroumpf et autres lubies de l’économie des services et des loisirs, la Lorraine réagit toujours en région industrielle. " Les gens d’ici savent ce qu’est la production ; ils sont favorables à l’industrie " rapportaient, étonnés, des jeunes de Solidarité et Progrès venus à Nancy pour organiser la conférence de Jacques Cheminade, trop habitués à entendre qu’une économie de grands projets et de production, ça fait désormais partie du passé.

Le matin même de la réunion publique, Jacques Cheminade donnait le la dans un entretien à Laurent Watrin, de Radio Bleu Sud Lorraine. Jean Lassalle " a parfaitement raison " lorsqu’il dit aux salariés de SEB dans les Vosges qu’il faut que les politiques reprennent la maîtrise de l’économie, a déclaré le candidat, appelant à faire une Europe qui ait " une culture du travail et de la production industrielle ; une Europe de grands projets ". Ceux qui, au sommet de Lisbonne, ont promis de le faire sont des " tricheurs ", a-t-il déclaré, car " ils ont dit tout cela, mais sur trente projets de transports à grande vitesse, seuls cinq pourront être réalisés, et pour ce qui est des projets Leonardo, Erasmus, les échanges des jeunes et tout ce qui relève de l’Europe culturelle, il n’y a aucun budget ". " C’est dramatique, c’est une Europe qui n’est pas l’Europe " et qui " crée des réflexes chauvins en vendant un produit frelaté ".

Quand au caractère " extrémiste " de sa politique d’abandon de l’euro, Cheminade a comparé la fuite en avant financière qui a engendré l’euro à celle des années 30, citant Souvenirs et Solitude de Jean Zay : " De 1939 à 40, au milieu de tant de débats désordonnés, il y eut un sujet tabou : le libéralisme monétaire et financier ; une discussion interdite, celle du contrôle des changes. " " On en revient à la même chose aujourd’hui, avec une pensée unique, dont Sarkozy est chez nous l’élément le plus avancé. " Cheminade conclut en appelant à " revenir à la politique de de Gaulle et de Mendès, du Front Populaire, de Jean Zay et de Blum ", et à instaurer " un nouveau Bretton Woods à l’échelle internationale qui oriente l’argent vers la production et le travail humain ".

Le soir, à Nancy, Christine Bierre, directrice de campagne, a rappelé les objectifs de la candidature de Cheminade. " La France est entrée dans une période de fortes turbulences ", a-t-elle dit, évoquant la crise de régime qui secoue le gouvernement à Paris. " Cette crise, qui peut se dénouer en chaos et qui porte en elle le danger de nouveaux fascismes, doit au contraire être l’occasion d’ouvrir un grand débat national, sans complaisance mais sans masochisme, sur les raisons de cet échec et la façon d’en sortir. " " La campagne de Jacques Cheminade doit être l’outil des opprimés, des jeunes, de la province, de la majorité des Français qui triment et qui voient le rêve gaullien de grandeur disparaître de l’horizon, afin de provoquer ce débat ". Elle a appelé les citoyens à saisir l’occasion créée par ce " mur qui tombe " pour changer la donne, via la campagne de Cheminade.

Jacques Cheminade prit alors la parole pour aborder les trois crises qui se conjuguent aujourd’hui et proposer des solutions. Crise mondiale d’abord, car nous avons cédé à un phénomène décrit par Marx dans le chapître XXV du livre III du Capital, au sujet du capital fictif. " Nous avons vécu depuis 1968-72 (suite à la mort du système de Bretton Woods) sur une émission de capital fictif, d’un argent qui ne correspond pas à la production de biens physiques mais à des paris sur les prix futurs ".

A l’aide d’une animation informatique, Cheminade a montré la triple courbe de l’économiste américain Lyndon LaRouche, qui exprime à elle seule ce qui ne va pas : entre 1945 et 1968, les courbes de l’émission monétaire, des actifs financiers et de la production de biens physiques progressent ensemble, le monétaire nourrissant le financier qui à son tour alimente la production. C’est une économie qui marche. A partir de 1968-72, les deux premières s’envolent et la troisième stagne, puis décroît fortement. En 2000, la courbe du monétaire dépasse celle des actifs financiers et celle de l’économie physique s’effondre. C’est la crise systémique, aggravée par la politique du directeur de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, qui, à partir de 1987, ouvre les vannes du crédit, avec le yen carry trade, les produits financiers dérivés et la création de la bulle hypothécaire aux Etats-Unis. L’éclatement de cette bulle hypothécaire, l’hyperinflation dans les matières premières, ainsi que l’incapacité croissante des pays occidentaux à absorber toute la production de pays tels que l’Inde et la Chine, sont autant de facteurs qui indiquent que nous sommes au bord de la faillite du système et qu’avant le mois de septembre prochain, à moins d’imposer une politique d’austérité sociale terrible, le système tout entier risque de s’effondrer.

Cheminade a ensuite traité de la crise européenne, provoquée par le fait " qu’on n’a plus bâti l’Europe, comme Monnet, sur la base de projets, ou comme de Gaulle, sur la base des patries. On l’a bâtie sur la base de l’argent. créant avec l’euro un relais, au sein même de l’Europe, de cette économie de financiarisation et de capital fictif. Les Etats se trouvant dépossédés de tout pouvoir sur le budget, la monnaie, les taux d’intérêts, et n’ayant plus que les salaires comme "variable d’ajustement", l’argent est allé là où les salaires étaient les plus bas : l’Irlande, l’Espagne, d’abord, la Roumanie et la Bulgarie ensuite, où c’est encore plus bas, puis le Vietnam, la Chine ou l’Inde. " Cheminade s’est ensuite attaqué à la Banque centrale européenne, rappelant que Jean-Claude Trichet et Hans Tietmeyer ne s’étaient pas gênés pour déclarer que puisque les politiques ne sont pas assez courageux pour imposer une discipline, ce sont les banquiers, soutenus par les banques centrales, qui doivent être les gendarmes.

Enfin, au détour de l’affaire Clearstream, Cheminade a évoqué la crise française et la façon dont, comme dans les canaux mal curés de Venise, cette agonie du système politico-policier français fait remonter à la surface des bulles malodorantes. " Des groupes parallèles dans les cabinets ministériels, dans la bureaucratie, dans les opérations de basse police où l’on retrouve un Massoni, un Bertrand ou un Roulet, ont remplacé un véritable débat politique. Ces gens ont créé un système où le débat se situe entre Fouché 1 et Fouché 2, les uns contre les autres, dans le même gouvernement. "

" Ce qui redonne espoir, c’est qu’il y a un peuple français qui est prêt à comprendre ", a-t-il dit, insistant sur le " rôle d’éclaireur " qu’il veut jouer dans cette campagne, " pour parler des problèmes réels, d’inspirateur pour proposer de solutions, et de catalyseur pour qu’un courant émerge rassemblant le socialisme jauressien, le courant des chrétiens sociaux de l’abbé Bridel ou de Marc Sangnier, et le courant du patriotisme gaullien de Londres. " Inspirateur, Jacques Cheminade a conclu son intervention en récitant le magnifique poème de Victor Hugo : " Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée ", sonnant la trompette encore une fois, jusqu’à ce que les murailles tombent !




















16 mai 2006
Interview pour ClemsPolitique.net



















17 mai 2006
Interview pour Election-Politique.Com du 19 Mai 2006

 
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